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 Les Sabotiers de l'Eau d'Heure

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lambi
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MessageSujet: Les Sabotiers de l'Eau d'Heure   Sam 10 Jan - 17:37

Tiré de la rubrique "Une Confrérie sous la loupe", du journal du Franc-Thour

Les Sabotiers de l’Eau d’Heure

CERFONTAINE

Il semble que je vieillisse et comme disait le poète : « Me voilà qui grisonne, me voilà qui bedonne, je tousse et je déconne… déjà, déjà. ».

Avec un nom de lieu (j’ai bien dit « nom de lieu ») pareil, comment n’avais-je jamais songé à un jeu de mots aussi stupide, alors que nombre de confrères m’appellent en disant : « Allo, Dheur ? ». Aussi, plus sérieusement, vais-je chausser de fins sabots pour vous les présenter :

Création : décembre 2001.

Siège / Contacts : Consulter le site : http://confreriecerfont.skyblog.com
ou contacter les n° 082 / 64.78.04 et 0496 / 23.79.18

Origines historiques : L’ancienne industrie du sabot détaillée ci-après.

Buts actuels : Défendre la région de l’Eau d’Heure (bien connue des confrères du Canada), les marches folkloriques, la « Foire Verte » et toutes les activités régionales autour des lacs et des barrages.

Produits défendus : Les sabots en chocolat, la terrine de truite de l’Eau d’Heure et une bière : La « Cerfoise ».

Composition de la confrérie : Les titres dévolus sont : Grand Maître, Maître des Écrits, Maître Ordonnateur, Maître Argentier, Maître Intendant,
Maître Historique.

Tenue : Cape jaune et chapeau noir enrubanné de jaune.

Date et lieu du chapitre : À Cerfontaine, le 3ème dimanche d’avril.

Descriptif de la médaille : En étain, de forme ronde, à l’effigie du sabot.

Titre des intronisés d’honneur : Sabotier.

Notice historique : Le sabot à Cerfontaine

Vers 1800, on comptait au juste quatre ou cinq sabotiers comme dans beaucoup de villages, mais progressivement, des artisans venus du tout proche département français du Nord vinrent pratiquer le métier et, en 1850, on comptait plus d’une centaine d’ouvriers sabotiers dans l’entité.

Au début du XXème siècle, il y avait en Belgique quatre grands centres de fabrication sabotière, à savoir : le Pays de Waes (entre Gand et Anvers), le Pays de Saint-Hubert en Ardenne, le Borinage et le Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse regroupant les patelins de Cerfontaine, Nismes et Presgaux.

À Cerfontaine, les petits ateliers, appelés « boutiques », forts de quatre à dix ouvriers firent place petit à petit à deux usines bien concurrentes : la Saboterie Saint-Joseph (très catholique) et la Saboterie L’Espérance (très socialiste).
* Il est à noter que la « catho » était bien plus importante que celle du bastion « socialo » !
* Il est à noter de même que la « catho » mourut en 1950, son adversaire résistant jusqu’en 1962.

Le progrès avait fait supprimer l’usage des sabots qui ne se trouvaient plus guère employés que pour le jardinage (et encore !) et dans certaines entreprises métallurgiques où ils protégeaient les pieds des ouvriers contre les projections de métal en fusion.

À Cerfontaine, jusqu’à la guerre de 14-18, les jeunes étaient bûcherons, ouvriers de carrière, sabotiers ou alors... au chemin de fer (y voyez-vous un avenir, là aussi ?).
Jusque vers les années 20, époque à laquelle le machinisme apparaît aussi dans cette industrie, les sabotiers travaillaient en couple :

• le planeur qui utilisait une « plane » pour dégrossir les
morceaux de tronc de bois vers une forme « sabot »
• le creuseur qui évidait, lui, l’intérieur.

Ces ouvriers travaillaient à la pièce (étonnante cette image, car le
commun possède quand même deux pieds et l’on pourrait penser que
l’Armistice en 1918 leur a fait perdre une grosse clientèle, suite au
nombre conséquent d’unijambistes et de culs-de-jatte de retour de la
guerre, non ?). Alors, lorsqu’il y avait un enterrement (c’est juste un exemple !), après la cérémonie, ils repassaient au cabaret et s’amusaient le reste de la journée… sans rien gagner !

Ceci leur fit une réputation de joyeux drilles, tout en ayant l’autre renom de savoir faire bloc et d’avoir un vrai esprit de groupe.
Avec l’arrivée des machines, leur fantaisie disparut, elle aussi …
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